Cours de taille à Romanswiller le dimanche 15 mars 2026

Nous étions 32 participants à nous retrouver pour ce dernier cours de taille de la saison ce dimanche 15 mars. Jean-Luc et Bernard ont taillé de concert, tandis que Benoit, blessé participait en tant que spectateur.

Les arbres du verger n’avaient pas été taillés depuis plusieurs années, et les nouveaux propriétaires souhaitaient y remédier. Deux pommiers, un pêcher, un prunier, un poirier ont été taillés.

Le pêcher :

Bernard nous a expliqué que le pêcher doit être taillé tous les ans  car il se dégarnit par le centre et le re percement des branches ne se fait pas. Il faut essayer de le maintenir à plat afin de lui procurer de la lumière.

Il existe plusieurs rameaux sur un pêcher :

  • Le rameau mixte (2 bourgeons et 1 œil à bois) : c’est le meilleur et le plus productif, il faut donc essayer de le conserver.
  • Le bouquet de mai : c’est une branche très petite avec 4 à 5 boutons à fleurs entourant un seul œil à bois qui s’allonge de 2 à 3 cm ; Production faible.
  • La chiffonne qui porte des fruits avec un œil à bois à son extrémité, c’est une branche qui se dégarnit très vite chaque année ; c’est la première à enlever lors de la taille.

Comme pour toute taille, on enlève d’abord le bois mort et on dégage les superpositions de branches afin de laisser entrer la lumière.

Bernard nous informe également qu’il est important de tailler le pêcher une deuxième fois dans l’année, en taille en vert (en août par exemple). Quand des rameaux portant 15 feuilles commencent à brunir, il faut tailler en deux fois à une semaine d’intervalle pour ne laisser que 8 feuilles sur la branche.

Le pommier

Celui-ci avait besoin d’être éclairci ; Jean-Luc et Bernard ont d’abord enlevé le bois mort (une des branches avait été attaquée par la zeuzère). Puis ils ont enlevé les gourmands et ont donc éclairci la couronne. Il s’agissait ensuite d’ouvrir l’arbre pour laisser entrer la lumière. En tournant autour de l’arbre et en prenant en compte l’orientation du soleil, et le vent dominant, ils ont choisi une hauteur de couronne et ont raccourci les charpentières.

Il est important de garder un axe central et 3 ou 4 charpentières.

Le prunier

Nous avons appris que si on enlève l’axe central, la plaie ne se referme pas, contrairement à un pommier qui va cicatriser. Il y a donc un risque de pourriture  et à terme, la mort de l’arbre. Cela concerne tous les fruits à noyaux.

Le poirier

Jean-Luc utilise la taille à onglets pour le sommet de l’arbre.

La taille à l’onglet est pratiquée quand une pointe d’arbre s’est cassée accidentellement ou pour reformer le prolongement de l’axe principal.

Le principe est de redresser un jeune rameau proche de l’ancien axe et de le fixer en position verticale à l’onglet de celui qui a cassé. C’était le cas de dimanche. S’il n’y a pas de rameau disponible et bien placé, on provoque la pousse de celui-ci en choisissant un œil à bois haut placé, on éborgne ceux du dessous. Cet œil va se développer en brindille, rameau et quand il sera assez grand on le redresse et on l’attache à l’axe principal.

Dans les 2 cas, quand le rameau choisi se sera bien rigidifié en position verticale, on le détache et on coupe son tuteur, l’onglet.

Vous trouverez les photos dans la galerie… nos cours de taille deviennent célèbres : nous accueillons des dignitaires venus de l’Ouest Américain, de la Floride et même de Sicile…